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À propos

Porte de maison marocaine entrouverte, aquarelle

Mawadda

Mawadda, مودة. L’affection tendre, celle que le Coran nomme aux côtés de
la miséricorde pour dire ce qui relie un foyer.

J’ai choisi ce nom avant de savoir exactement ce que j’allais fabriquer. Je
savais seulement ce que je cherchais : un foyer où l’on a la tête assez libre
pour être douce. Le reste est venu de là.

D’où ça vient

Nous sommes partis en hijra, au Maroc. On fait ce chemin pour une seule
raison : se rapprocher d’Allah, vivre sa foi plus librement, offrir ça à ses
enfants.

Et puis il y a ce qu’on ne t’annonce pas.

Il faut subvenir. Trouver de quoi vivre, dans un pays qui n’est pas encore tout
à fait le tien. Allah donne, je n’en doute pas une seconde. Mais il faut faire
les causes. Alors on court. Les papiers, les courses, l’école, le loyer, tout
ce bruit qui remplit une journée entière sans qu’on sache où elle est passée.

Un soir, j’ai mesuré le paradoxe. J’avais tout quitté pour ma foi, et je
n’avais plus une minute à Lui consacrer. La dounia avait repris toute la place,
dans la vie même que j’avais organisée pour l’akhira.

Quatre enfants, et une tête qui part dans tous les sens

J’ai quatre enfants. Et j’ai un TDAH.

Je ne le dis pas pour émouvoir, je le dis parce que ça explique tout le reste.
L’organisation n’a jamais été naturelle chez moi. Jamais. J’ai essayé les
listes, les applications, les cahiers achetés en janvier et abandonnés en
février. Rien ne tenait, parce que rien n’était fait pour une tête comme la
mienne.

Une mère de quatre enfants qui s’organise mal, dans un pays étranger, en
essayant de garder sa prière au centre : voilà d’où vient Mawadda. Pas d’une
étude de marché.

Ce que j’ai fabriqué pour moi

J’ai construit ce planner pour ma famille et pour moi. Pour arrêter de courir
derrière ma propre journée.

Il est pensé autour d’une seule idée : le din d’abord, la dounia derrière.
Pas l’inverse. Les cinq prières ne sont pas une case cochée en bas de page,
elles structurent la journée, et le reste s’organise autour. Les repas, les
courses, l’école, le budget, tout ça vient après, parce que c’est là que ça
doit être.

Et il est fait pour une femme qui oublie. Rien à mémoriser, rien à reconstruire
chaque semaine. Tout est déjà là, il suffit d’ouvrir.

Ce que ça a changé

De la sérénité. C’est le seul mot juste.

Pas une vie parfaite, pas des journées irréprochables. Simplement une tête plus
légère, parce que les choses sont écrites quelque part et que je n’ai plus à
les porter toutes en même temps. Et du temps retrouvé. Du vrai temps, celui
qu’on peut enfin donner à sa foi au lieu de le laisser filer dans le bruit.

C’est cela, mawadda. Un foyer qui tourne, c’est un foyer où l’on a la tête
assez libre pour être douce.

Pourquoi je le vends

Parce que je ne crois pas être la seule.

Nous sommes nombreuses à courir après nos journées, à repousser notre prière
au moment où on aura fini, et à ne jamais avoir fini. Nombreuses à avoir essayé
des agendas qui ne connaissent rien de nos vies.

Et parce que faire les causes, c’est aussi ça : construire quelque chose
d’utile avec ce qu’on a entre les mains, et faire vivre sa famille avec.

Ce que je fabrique

Des planners numériques et des planches de stickers, pour les femmes et les
familles musulmanes. Rien de physique : on télécharge, on utilise sur tablette,
on imprime chez soi autant de fois qu’on veut.

Le premier s’appelle Dounya & Akhira, parce que c’est exactement de cet
équilibre qu’il s’agit.

Viendront des planners d’apprentissage religieux. Je les construis d’abord
pour mes propres cours, et je les utilise avant de les proposer. Puis une
application. D’où la phrase qui m’accompagne : l’organisation familiale, de la
page à l’application.

Pour me joindre

Une question, un problème de téléchargement, une idée de planche que tu
aimerais voir : écris-moi à contact@mawadda-organisation.com. Je réponds
moi-même.